L'histoire du convoi du 6 juillet 1942, écrite en 1994 par Claudine Cardon-Hamet dans le cadre d'une thèse de doctorat, prend
le relais des premières recherches menées entre 1970 et 1986 par Roger Arnould
Déporté Résistant et ancien documentaliste de la Fédération Nationale des Internés Résistants et Patriotes (FNDIRP)


BRUN Paul, Louis


Paul Brun est né le 5 novembre 1905 au lieu-dit Les pâtureaux à Bellenaves (Allier).
Il habite au 15 rue Robine à Gentilly (Seine / Val-de-Marne) au moment de son arrestation.
Il est le fils de Marie Bidet, 21 ans, cultivatrice et d’Antoine Brun (1), 23 ans, cultivateur, son époux. Il a 2 frères (Pierre, Félix né en 1904 à Bellenaves et Henri qui nait en 1909 (il décède à l’âge de 5 ans) et deux sœurs (Andrée née en 1907 et Jacqueline). Paul Brun obtient le Certificat d’études.
La famille Brun vient en région parisienne avant 1914 pour chercher du travail et s’installe à Gentilly au 77 ou 79 rue des Aqueducs (aujourd’hui rue Raymond Lefebvre).
Paul Brun « prit la même option professionnelle que son père (charretier), mais il fut également terrassier, puisatier et mineur-boiseur » (Le Maitron).
De la classe 1925, il est appelé au service militaire. Il est incorporé le 10 novembre 1925, et est affecté au 8ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire stationné à Nancy. Il est successivement brigadier, brigadier-chef et maréchal-des-logis. Son régiment participe aux campagnes du Djebel Druze de mars à septembre 1926. Il est rendu à la vie civile le 10 mai 1927.
Le 13 juillet 1929 Paul Brun épouse Marie Mascala à Gentilly. Elle est typographe (« typotte »), née le 2 juillet 1910 à Paris 6ème (elle décède le 22 février 1977 à Villejuif). Félix Brun est le témoin de mariage de son frère. Paul et Marie Brun ont deux enfants, Christiane et Roger. Le couple divorcera le 2 décembre 1937 (Marie se plaignait de ses absences répétées pour cause de militantisme). Son frère Félix épouse la sœur de Marie Mascala, Marguerite, le 7 juin 1930. C’est elle qui s’occupera des enfants de son beau-frère après la séparation.
Syndicaliste, Paul Brun est un militant actif du syndicat CGTU des mineurs de la région parisienne, auquel il adhère le 15 août 1931 (la fédération du sous-sol est un des bastions de la CGT Unitaire).
Dans cette période, il est aide-conducteur de travaux pour la construction des tunnels du métro. Il est terrassier en 1933.
Humanité du 13 mai 1935 © BNF
Son père Antoine Brun, militant communiste est présenté sur la liste du Bloc ouvrier et paysan (BOP) aux élections municipales des 5 et 12 mai 1929. Militant syndical connu, son fils Paul Brun est présenté par le Parti communiste avec son père aux élections partielles de 1933. Dix-neuf communistes entrèrent au conseil municipal de Gentilly à l’occasion des élections partielles des 26 novembre et 3 décembre 1933. Paul Brun, est élu conseiller municipal (…) de Gentilly le 3 décembre 1933 (14ème sur 19), sur la liste dirigée par Henri Bollot et Charles Frérot. La préfecture de la Seine prononce la dissolution du conseil municipal le 14 janvier 1934 (10ème sur 27).
Paul Brun adhère au Parti communiste, parrainé par Henri Bollot. Il est trésorier, puis secrétaire de cellule. Elu au comité de section, il sera trésorier de la section de Gentilly.
Il est réélu avec la municipalité de Georges Beaugrand le 18 février 1934 et le 12 mai 1935 (6ème sur 27) (Le Maitron).
Il suit une école élémentaire du Parti communiste en 1936, puis une école fédérale en 1937.
Le 30 décembre 1936, une délibération du Conseil général de la Seine mentionne le versement d’une indemnité pour trouble de jouissance de 12.000 F versée à M. Brun, 79 rue des aqueducs à Gentilly (il s’agit de la construction du collecteur dit « ouvrage XVI »). Il s’agit vraisemblablement du domicile de son père.
Après la réunification syndicale de 1936 (CGT-CGTU), Paul Brun devient membre du Conseil syndical des mineurs CGT de la région parisienne du 1er décembre 1937 jusqu’en février 1938.
Paul Brun, qui a adhéré au Comité national de lutte contre la guerre et le fascisme (issu du Mouvement Amsterdam-Pleyel), fondé par Henri Barbusse, s’engage dans les Brigades internationales pour défendre la République espagnole contre la rébellion du général Franco, soutenue militairement par Hitler et Mussolini.
Traversée de l'Ebre (in © AVER)
Il arrive en Espagne le 3 mars 1938. Il est affecté à la 14ème BI (La marseillaise) au centre d’instruction de Villanueva de la Jara. Incorporé au bataillon de renfort à Caspe, puis le 18 mai au 2ème bataillon (Vaillant-Couturier), 4ème compagnie. Il participe à la construction de ponts de bateaux pour permettre le passage de l’Ebre dans le secteur de Campredo (bataille de l’Ebre). Il devient commissaire politique de la 4ème compagnie (Comisario político de compañía). Il est engagé sur le front jusqu’au 3 septembre 1938 à Corbera de Ebre, village bombardé par l’aviation franquiste.
A la date du 23 septembre le gouvernement républicain espérant que les puissances étrangères sur leur décision de non-intervention, décide de retirer du combat les Brigadistes. En novembre 1938, Paul Brun est donc à Barcelone en attente de rapatriement. En mars 1939, revenu en France, Paul Brun travaille comme mineur-boiseur aux Etablissements Firmin Deschiron à Paris. A ce titre, il a travaillé à la construction du tunnel de Saint-Cloud commencée en 1935.
Le 29 juillet 1939 (2) à Arcueil (Seine / Val-de-Marne), Paul Brun épouse en secondes noces Marie, Lucette Cordier née à Saintes (Charente-Inférieure / Charente-Maritime) le 24 octobre 1914 (décédée le 15 mai 2006 au Kremlin-Bicètre). Elle est sténodactylo au dispensaire municipal d’Arcueil et une des responsables de l’Union des Jeunes Filles de France d’Arcueil. Le couple s’installe au 15 rue Robine à Gentilly.
Paul Brun est rappelé aux armées le 27 août 1939, à la veille de la déclaration de guerre (3 septembre 1939). Il est affecté au 21ème Dépôt d’Artillerie.
Le 4 octobre 1939, le gouvernement Daladier promulgue un décret, en application de l'article 3 du décret du 26 septembre 1939 interdisant les organisations communistes, et suspend les conseils municipaux à majorité communiste élus dans 27 communes de la Seine (dont Gentilly) et dans 34 en Seine-et-Oise « jusqu'à la fin des hostilités » et les remplace par des « délégations spéciales ».
Le populaire du 17 février 1940 © BNF
Le 15 février 1940, vingt-et-un élus municipaux communistes de Gentilly sont déchus de leur mandat électoral par le conseil de Préfecture. Cette décision est prise en application de la loi de déchéance du 21 janvier 1940 qui stipule dans son article 1 «Tout membre d'une assemblée élective qui faisait partie de la Section Française de l'Internationale Communiste, visée par le décret du 26 septembre 1939, portant dissolution des organisations communistes, est déchu de plein droit de son mandat, du jour de la publication de la présente loi, s'il n'a pas, soit par une démission, soit par une déclaration, rendue publique à la date du 26 octobre 1939, répudié catégoriquement toute adhésion au Parti Communiste et toute participation aux activités interdites par le décret susvisé ». « Le conseil de Préfecture le déchut de son mandat le 15 février 1940 pour appartenance au Parti communiste » (Le Maitron).
A l’été 1940, démobilisé, Paul Brun a repris son travail chez Deschiron. Fin 1941, devant la recrudescence des actes de propagande et des sabotages attribués au Parti communiste clandestin, la Préfecture de police cible les anciens des Brigades internationales.
Paul Brun est arrêté le 3 janvier 1942 par des inspecteurs de police français et interné administrativement à la caserne des Tourelles (3), où vont être détenus les anciens volontaires des Brigades internationales, arrêtés à partir du 24 décembre 1941, sur ordre de la direction des Renseignements généraux. Une circulaire du 23 décembre détaille très précisément les différentes étapes de l’opération : perquisition effectuées par deux inspecteurs au domicile des anciens brigadistes dès 6 heures du matin, puis arrestation, en les invitant à se munir de couverture, couvert et carte d’alimentation.
La caserne des Tourelles
Les conditions de vie y sont très difficiles (4).
Le 5 mai 1942, Paul Brun est conduit au Dépôt de la Préfecture avec treize autres internés administratifs de la police judiciaire, communistes classés comme « indésirables » (5). Il en est extrait pour être conduit à la gare du Nord. 34 prisonniers des Tourelles (6) au total sont mis à la disposition des autorités allemandes le 5 mai et internés au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Frontstalag 122), le jour même, en tant qu’otages. Les 34 « indésirables » des Tourelles seront tous déportés le 6 juillet 1942.
Depuis ce camp, il va être déporté à destination d’Auschwitz. Pour comprendre la politique de l’Occupant qui mène à leur déportation, voir les deux articles du blog : La politique allemande des otages (août 1941-octobre 1942)  et «une déportation d’otages».
Le 6 juillet 1942, depuis le train qui l'emporte vers Auschwitz, Paul Brun, comme de nombreux autres déportés, jette un message sur le ballast. Il sera ramassé par des cheminots et son épouse le recevra le 17 juillet.
Cf Article du blog : Les wagons de la Déportation
Paul Brun est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des «45000». Ce convoi d’otages composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d’une cinquantaine d’otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à Auschwitz) faisait partie des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les Judéo-bolcheviks responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941. Lire dans le blog le récit des deux jours du transport : Compiègne-Auschwitz : 6, 7, 8 juillet 1942.
Son numéro d’immatriculation lors de son arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942 est inconnu. Lire dans le blog le récit du premier jour à Auschwitz : L'arrivée au camp principal, 8 juillet 1942. et 8 juillet 1942 : Tonte, désinfection, paquetage, "visite médicale". Le numéro « 45306 ?» figurant dans mes deux premiers ouvrages sur le convoi du 6 juillet 1942 correspondait à une tentative de reconstitution de la liste du convoi par matricules. Ce numéro, quoique plausible, ne saurait être considéré comme sûr en raison de l’existence de quatre listes alphabétiques successives, de la persistance de lacunes pour plus d’une dizaine de noms et d’incertitudes sur plusieurs centaines de numéros matricules. Il ne figure plus dans mon dernier livre Triangles rouges à Auschwitz.
Après l’enregistrement, il passe la nuit au Block 13 (les 1170 déportés du convoi y sont entassés dans deux pièces). Le 9 juillet tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau, situé à 4 km du camp principal. Le 13 juillet il est interrogé sur sa profession. Les spécialistes dont les SS ont besoin pour leurs ateliers sont sélectionnés et vont retourner à Auschwitz I (approximativement la moitié du convoi. Les autres, restent à Birkenau, employés au terrassement et à la construction des Blocks. Compte tenu de son métier (terrassier, mineur), Paul Brun reste au camp de Birkenau où les déportés sont utilisés à d’épuisants travaux de terrassement.
© Dessin de Franz Reisz, 1946
Paul Brun meurt à Auschwitz-Birkenau le 24 octobre 1942, d’après le certificat de décès établi au camp d’Auschwitz (in Sterbebücher von Auschwitz, Tome 2 page 139 et le site internet © Mémorial et Musée d’Etat d’Auschwitz-Birkenau). Ce certificat porte comme cause du décès « Sepsis bei Phlegmone » (Septicémie à phlegmon, symptôme d'angine). Il s’agit très certainement d’un motif fictif (il a également été porté sur la fiche d’André Girard, qui travaillait à la Sanders à Gentilly). L’historienne polonaise Héléna Kubica a révélé comment les médecins du camp signaient en blanc des piles de certificats de décès avec «l’historique médicale et les causes fictives du décès de déportés tués par injection létale de phénol ou dans les chambres à gaz». Il convient de souligner que cent quarante-huit «45000» ont été déclarés décédés à l’état civil d’Auschwitz les 18, 19, 20 ou 21 septembre 1942, ainsi qu’un nombre important d’autres détenus du camp ont été enregistrés à ces mêmes dates. D’après les témoignages des rescapés, ils ont tous été gazés à la suite d’une vaste sélection interne des inaptes au travail, opérée dans les blocks d’infirmerie. Lire dans le blog : Des causes de décès fictives.
Il est déclaré "Mort pour la France" et est homologué comme "Déporté politique".
Monument commémoratif du carré militaire
Son nom est inscrit sur le monument situé dans le carré militaire du cimetière communal intitulé « A la mémoire de ceux de Gentilly exterminés par les Nazis dans les camps de la mort et qui n’ont pas de tombe ».
  • Note 1 : Antoine Brun, né le 15 mars 1882 à Bellenaves (mort le 26 septembre 1960 dans cette commune), cultivateur, travailla comme charretier. Il est candidat sur la liste du Bloc ouvrier et paysan (BOP) de Gentilly aux élections municipales du 5 mai 1929 et restera durablement militant du PC (Le Maitron). Il fut également cocher et entrepreneur gravatier.
  • Note 2 : Le Maitron écrit le 29 juillet 1935, date également reprise par l’AFMD de l’Allier. Mais le jugement de divorce d’avec Marie Mascala ayant été prononcé le 2 décembre 1937, l’année de son remariage est bien 1939.
  • Note 3 : La caserne des Tourelles, « Centre de séjour surveillé » : Ouvert d’abord aux Républicains espagnols, entassés par familles entières, aux combattants des Brigades internationales, interdits dans leurs propres pays. Les rejoignent de nombreux réfugiés d’Europe centrale fuyant la terreur nazie, des indésirables en tous genres, y compris, bien sûr, les « indésirables » français : communistes, gaullistes et autres patriotes (on ratissait large), juifs saisis dans les rafles, «droit commun» aux causes bien datées (marché noir). In site Internet © Association Philatélique de Rouen et Agglomération.
  • Note 4 : France Hamelin in Le Patriote Résistant N° 839 - février 2010. « Ce Centre de séjour surveillé fonctionne dans l'ancienne caserne d'infanterie coloniale du boulevard Mortier à Paris. En 1942, deux bâtiments seulement étaient utilisés, un pour les hommes et un pour les femmes. Ils étaient entourés de fil de fer barbelé. Chaque bâtiment disposait de 3 WC à chasse d'eau, largement insuffisants. Des latrines à tinette mobile étaient en outre disposées dans l'étroit espace réservé à la promenade. La nuit, une tinette était placée dans chaque dortoir. C'est peu dire les conditions épouvantables imposées à des internés dont le nombre variera de 400 à 600 personnes. A cela s'ajoutait une sous-alimentation chronique entraînant bon nombre de maladies : entérites gastro-intestinales, affections cardiaques, tuberculose… 
  • Note 5 : « Indésirables » : des militants communistes (dont plusieurs anciens des Brigades Internationales) et des « droits communs ». La plupart des "droits communs" déportés dans le convoi du 6 juillet sont apparentés ou proches des milieux communistes.
  • Note 6 : les 34 des Tourelles transférés à Compiègne le 5 mai : Alessandri, Battesti Jean, Becet, Brioudes, Brun, Cazorla, Chvelitski, Claus, Corticchiato, Delaume, Delville, Dupressoir, Fontès, Garré, Germa, Gorgue, Guerrier, Hanlet, Jeusset, Lavoir, Legrand, Monjault, Moyen, Nozières, Piazzalunga, Pollo, Porte, Remy, Quadri, Rouyer, Salamite, Schaefer, Steff, Trébatius.
Sources
  • Fichier national de la Division des Archives des Victimes des Conflits Contemporains (DAVCC ex BAVCC), Ministère de la Défense, Caen. Fiche individuelle consultée en octobre 1993.
  • Le Maitron, Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Claude Pennetier (dir), éditions de l’Atelier, CD-Rom édition 1997. Edition informatique 2015, notice Claude Pennetier.
  • © AFMD de l’Allier, biographie de Paul Brun.
  • Arch. Paris, DM3, Versement 10451/76/1.
  • Archives RGASPI, dossier personnel  (autobiographie et questionnaire en espagnol du 5 juillet 1938, renseignements du PCE du 21 octobre 1938 et des Brigades Internationales du 7 novembre 1938 ; RGASPI 545.6.44).
  • Arch. AVER (liste de rapatriés. Gentilly, Seine).
  • Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier. © Biographie et photo.
  • © Site Internet Généanet. Arbre généalogique de © Dominique Fresnay
  • © Site Internet Legifrance.
  • © Site Internet Genweb, relevé Laetitia Filippi.
  • Archives de la Préfecture de police de Paris, Cartons occupation allemande, BA 2374. 
  • Délibérations - Conseil général de la Seine - 1936 (N1)- (N22).  
  • Liste (incomplète) par matricule du convoi du 6 juillet 1942 établie en 1974 par les historiens du Musée d'Etat d'Auschwitz-Birkenau (Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (Ministère de la Défense, Caen) indiquant généralement la date de décès au camp.
  • Sterbebücher von Auschwitz (registres des morts d'Auschwitz), Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, 1995 (basé essentiellement sur les registres (incomplets) des certificats de décès établis au camp d’Auschwitz ayant enregistré, entre le 27 juillet 1941 et le 31 décembre 1943, le décès des détenus immatriculés).
  • © Dessin de Franz Reisz, in « Témoignages sur Auschwitz », ouvrage édité par l’Amicale des déportés d’Auschwitz (1946).
  • Caserne des Tourelles in © prisons-cherche-midi-mauzac
Biographie mise à jour en août 2015 à partir de la notice succincte que j’avais préparée à l'occasion du 60ème anniversaire du départ du convoi et publiée dans la brochure éditée par le Musée d’histoire vivante de Montreuil. Claudine Cardon-Hamet, docteur en Histoire, auteur des ouvrages : «Triangles rouges à Auschwitz, le convoi politique du 6 juillet 1942 » Editions Autrement, 2005 Paris et de Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des «45000», éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé). Prière de mentionner ces références (auteur et coordonnées du  blog) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette biographie. Pour la compléter ou la corriger, vous pouvez me faire un courriel à deportes.politiques.auschwitz@gmail.com  Pensez à indiquer les sources et éventuellement les documents dont vous disposez pour confirmer ces renseignements et illustrer cette biographie. 

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