L'histoire du convoi du 6 juillet 1942, écrite en 1994 par Claudine Cardon-Hamet dans le cadre d'une thèse de doctorat, prend
le relais des premières recherches menées entre 1970 et 1986 par Roger Arnould
Déporté Résistant et ancien documentaliste de la Fédération Nationale des Internés Résistants et Patriotes (FNDIRP)


BUREAU Emile, Alfred

Emile Bureau à Auschwitz, le 8 juillet 1942

Matricule « 45311 » à Auschwitz

Emile Bureau est né le 20 mai 1900 à Paris (18ème), où il habite au 221 rue Championnet au moment de son arrestation.  Il est le fils de Virginie, Emma Leleu, 32 ans, ménagère et de Léon Bureau, 40 ans, cordonnier, son époux, domiciliés au 8 cité Marcadet.
Les éléments biographiques qui suivent (en vert) de la naissance d’Emile Bureau à son arrestation sont extraits de la riche biographie qui figure sur le site internet du « Maitron » dictionnaire du mouvement ouvrier. Elle a été rédigée par René Lemarquis, Jean Maitron et Claude Pennetier.
Les informations qui suivent ou recoupent cette biographie concernent son arrestation, internement et déportation proviennent de mes sources habituelles (Archives de la police, Brigades spéciales, DAVCC, témoignages de rescapés).
« Le père d’Émile Bureau était un cordonnier à façon décédé en 1921, sa mère, ménagère après avoir été lessiveuse-blanchisseuse, s’était remariée en 1922 avec un garçon de course d’une compagnie d’assurance, socialiste dans le Nord avant 1914, qui adhérera au Parti communiste en 1936.
Muni de son CEP à sa sortie de l’école primaire à douze ans, Émile Bureau commença à travailler le 1er octobre 1912 comme vendeur et coupeur dans des maisons de soieries et rubans, jusqu’en 1917. 
À cette date, ayant fait la connaissance d’Alice Collas et ayant besoin d’indépendance financière, il se fit embaucher comme manœuvre dans divers entrepôts, en particulier de l’armée américaine, jusque septembre 1919.
Il épousa Alice Colas en 1919 (le 9 septembre 1918 à Paris 10ème) et ils eurent la même année un garçon.
Conscrit de la classe 1920, Emile Bureau est recensé pour le service militaire, dans le département de la Seine, avec le matricule 2227.
 Il se sépara d’Alice Collas en mai et divorça en octobre 1924.
À cette date, il se lia à Yvonne Isella, née le 22 juin 1906 à Hollerich (Grand Duché de Luxembourg), une vendeuse « un peu dactylo » qu’il épousa en mai ou août 1927 (le 20 août 1927 à Paris 18ème), année de la naissance de son deuxième garçon.
Émile Bureau fit adhérer son amie en 1924 au 18ème Rayon communiste et au SRI (Secours rouge international). Elle était en 1938 téléphoniste au journal Ce soir. (…)
Après un mois en novembre 1919 à la SOMUA de Saint-Ouen, il fut reçu n° 2 à un concours des chemins de fer de l’État et « aidé par le pistonnage d’un oncle et de sa femme », il devint chef de service, employé aux écritures, aux services techniques de la Gare de l’Est. Il travailla ensuite jusqu’en octobre 1920 aux gares de Pantin et de Reuilly où il participa, sans être syndiqué, aux grèves de mars et mai 1920.
Il effectua alors son service militaire à Paris d’octobre 1920 à septembre 1922 comme musicien (sans grade).
À son retour, il ne retrouva pas son emploi, conséquence de son activité pendant les grèves, et travailla avec son frère dans des distilleries jusque fin 1923.
À cette date il devint, sur recommandation, employé de banque à la Société marseillaise de crédit et au début de 1924 à la Banque belge pour l’étranger, comme caissier.
Il fut congédié lors de la grève des banques d’avril 1925 pour aide financière aux grévistes, sa banque n’ayant pas débrayé. Il reprit ensuite de 1926 à 1928 du travail comme garçon plombier dans de multiples entreprises avec des interruptions liées à son militantisme. 
Émile Bureau commença son activité politique en 1920. Auparavant, esprit très curieux, il avait par de nombreuses lectures étendu sa culture. Il déclarait en effet, dans son autobiographie de 1933, avoir lu à partir de l’âge de dix-sept ans successivement des traités de philosophie élémentaire, des poésies de Victor Hugo, Baudelaire, la Critique de la raison pure de Kant, des romans philosophiques de Tolstoï, Balzac avant de rencontrer Plekhanov, Boukharine, Staline et Lénine.
Au début de 1920, il adhéra au groupe du 18ème arrondissement du « petit » Parti communiste qui éditait Le Communiste et regroupait des anarcho-syndicalistes sympathisants de la révolution russe (le parti de Raymond Péricat* et Jacques Sigrand*). Il lisait alors Le Journal du Peuple. Il abandonna le groupe à son incorporation et lut alors l’Humanité tout en s’intéressant à l’occultisme et fréquentant le Club du Faubourg de Léo Poldes alors membre du PC.
C’est en octobre 1921 qu’il vint adhérer dans une permanence du Parti communiste où il fut reçu par Georges Marrane et présida une réunion du Parti en tenue militaire. Mais, « gêné par les opinions adverses de sa première femme », il ne milita vraiment qu’en 1924 lorsqu’il fut élu au comité puis, en mai, au secrétariat de la section du 18ème arrondissement et ensuite de la cellule d’entreprise n° 81. Il suivit en 1924 l’école marxiste dirigée par Paul Marion.
Il devint secrétaire du 8 ème rayon avec Robert Blache et Renan Radi de 1925 à 1928. Pendant cette période, Emile Bureau qui habitait au 221 rue Championnet (18ème), fut un militant extrêmement actif.
Il fut délégué à la conférence de la Région parisienne précédant le congrès de Clichy (1926), puis aux conférences régionales de 1927 et 1928. Lors des élections législatives de 1928, il fut secrétaire administratif de la Région parisienne.
Adhérent au Syndicat unitaire de la banque, il avait participé à la grève d’avril 1925, après 1926 il fut membre de la section plombier du Syndicat unitaire du bâtiment.
En 1925, il fut appelé par Alfred Costes au Comité central d’action contre la guerre du Maroc (Maurice Thorez en est le président) où il fut trésorier et secrétaire de l’organisation pendant huit mois.
Le 28 août de cette année il fut arrêté avec Yvonne Isella au cours de la manifestation, place de l’Opéra, contre l’exécution de quatre jeunes ouvriers en Pologne. Condamné à un mois de prison pour violence à agents (sa compagne à quinze jours pour « outrages ») il fut incarcéré à la Santé.
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En juillet 1927, lors d’une période de réserve au 129e RI à Coëtquidan, il organisa avec un camarade une manifestation regroupant 250 soldats pour la libération de deux retardataires. Cet épisode, longuement exposé dans son autobiographie de 1933, fut relaté avec photo et article de Marcel Fourrier dans deux numéros de l’Humanité.
Outre diverses interpellations pour distributions de tracts et journaux ou en sortie de réunions (salle Reflut à Clichy, en mars 1929), Émile Bureau fut de nouveau arrêté le 21 juillet 1929 à la réunion de Villeneuve-Saint-Georges qui préparait le 1er août. Transféré à la Préfecture de police, aux locaux de la PJ avec une douzaine d’autres responsables, isolé, puis au dépôt, il fut inculpé de complot contre la Sûreté de l’État. Maintenu à la Santé il n’en sortit que le 1er février 1930, libéré en même temps que Colomer des « Amis de l’URSS ». Il fit en prison plusieurs grèves de la faim par solidarité avec d’autres poursuivis et suivit des cours politiques suivis de débats dans un cercle d’études marxistes dirigé par Paul Bouthonnier et apprit un peu d’allemand avec Claude Calzan (...). 
Émile Bureau était coopérateur à la Prolétarienne du 18ème puis à la Bellevilloise, mais il milita essentiellement au SRI (Secours rouge international) : il fut désigné par Costes et Bonafons pour être secrétaire appointé (1400 F par mois) à cette organisation de masse à partir d’août 1928. Il assura ensuite cette responsabilité en permanence, en dehors d’une interruption lors de son emprisonnement et d’un passage au secrétariat de la Région lyonnaise de novembre 1930 à août 1931, à la direction du Secours rouge puis du Secours populaire jusque 1939 (...). Cette direction comprenait en outre à cette date, Jean Chauvet, François Vittori, Charles Désirat (1) et M. Raimond. Il publiait régulièrement des articles dans la Défense.
Il s’occupait particulièrement des problèmes de trésorerie mais la police le soupçonnait de mener, en utilisant le SRI, une « action clandestine, favorisant le séjour en France de militants révolutionnaires étrangers ou facilitant le départ de ceux recherchés par la police française » (Arch. J. Maitron) et le signalait en 1933 comme l’intermédiaire financier entre le Comité international du SRI et les communistes indochinois utilisant le relais de Hong-Kong. Il s’intéressait aux problèmes de la main-d’œuvre étrangère, siégeant en 1936 au bureau du Centre de liaison des comités pour le statut des immigrés et en 1937 au conseil d’administration du journal Voce deghi Italiani
Emile Bureau assiste en 1937, selon le témoignage d'Henri Peiffer qui l’accompagne, à une conférence donnée par un antifasciste allemand évadé du camp de Sachsenhausen, et découvre ainsi l'existence des camps nazis.
Il était au comité directeur de l’Entente internationale pour la liberté et la paix en Italie, au comité directeur de l’Association des amis du peuple chinois, au secrétariat du Bureau international pour le respect du droit d’asile, au secrétariat du Comité national de secours aux réfugiés politiques, et au secrétariat du Rassemblement mondial contre le racisme et l’antisémitisme.
Enfin, il était président (avec Maurice Honel, Maurice Naile) du Comité de soutien des victimes de Clichy
Elections mai 1935
Le Parti communiste présenta Bureau aux élections municipales de mai 1935, dans le quartier de Notre-Dame-des-Champs (6ème arr.) où il rassembla 507 voix sur 8 414 inscrits et 6 851 votants. 
Mobilisé en août 1939 au 4ème régiment d’infanterie coloniale, il fut fait prisonnier à Montargis (Loiret) en juin 1940, puis libéré en octobre 1940, à titre sanitaire ».
En juin 1940, un triangle de direction clandestin du Parti communiste fonctionne depuis plusieurs mois dans le 18ème. Il est composé de Spilers, Guilleminot et Maurice Rioux. Avec le retour de l’armée de plusieurs militants, le triangle est modifié et constitué de Laprade, Armand Schkolnic et Maurice Rioux jusqu’au soir du 26 novembre 1940 où ils sont tous arrêtés (Armand Schkolnic est déporté à Auschwitz dans le convoi du 5 juin 1942). Gustave Depriester devient alors le responsable politique du quartier des « Grandes Carrières », au sein d’un triangle de direction clandestin composé de  Maurice Rioux et Alex Le Bihan. Alex Le Bihan prend la responsabilité du triangle clandestin à suite de l’arrestation de Gustave Depriester le 29 novembre 1940.
On ne sait pas de manière certaine si les militants clandestins du 18ème sont entrés en contact avec Emile Bureau. Mais l’un d’eux, Roger Lebras habite lui aussi au 221 rue Championnet. 
30 nov. 1940, PV d'interrogatoire d'Yvonne Bureau
Enfin, aux archives des brigades spéciales de la Préfecture de Police figure le PV d’interrogatoire d’Yvonne Bureau dans le cadre de « l’affaire » Gustave Depriester lui aussi domicilié au 221 rue Championnet (PV du 30 novembre 1940). 
Yvonne Bureau qui travaille alors comme téléphoniste, déclare que Gustave Depriester « est devenu son ami depuis trois ans » et certifie qu’il n’exerce aucune activité politique. Il est fort possible que ses déclarations soient destinées à la fois à couvrir Gustave Depriester, responsable du triangle clandestin du quartier des « Grandes Carrières », mais aussi à écarter les soupçons des RG des activités clandestine - sans doute à caractère régional - de son mari.
Emile Bureau est arrêté le 22 juin 1941 dans le cadre d’une grande rafle concernant les milieux syndicaux et communistes. En effet, ce 22 juin 1941, jour de l’attaque hitlérienne contre l’Union soviétique, sous le nom «d’Aktion Theoderich», les Allemands arrêtent plus de mille communistes connus dans la zone occupée, avec l’aide de la police française. D’abord placés dans des lieux d’incarcération contrôlés par le régime de Vichy (ici l’Hôtel Matignon), ils sont envoyés, à partir du 27 juin 1941, au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré par la Wehrmacht, le «Frontstalag 122», camp destiné à l’internement des «ennemis actifs du Reich», alors seul camp en France sous contrôle direct de l’armée allemande.
Depuis ce camp, Emile Bureau va être déporté à destination d’Auschwitz. Pour comprendre la politique de l’Occupant qui mène à leur déportation, voir les deux articles du blog : La politique allemande des otages (août 1941-octobre 1942)  et «une déportation d’otages».
Cf Article du blog : Les wagons de la Déportation
Emile Bureau est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des «45000». Ce convoi d’otages composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d’une cinquantaine d’otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à Auschwitz) faisait partie des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les Judéo-bolcheviks responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941. Lire dans le blog le récit des deux jours du transport : Compiègne-Auschwitz : 6, 7, 8 juillet 1942.
Auschwitz, immatriculation, 8 juillet 1942
Emile Bureau est enregistré à son arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942 sous le numéro «45311» selon la liste par matricules du convoi établie en 1974 par les historiens polonais du Musée d'Etat d'Auschwitz. Lire dans le blog le récit de leur premier jour à Auschwitz : L'arrivée au camp principal, 8 juillet 1942. et 8 juillet 1942 : Tonte, désinfection, paquetage, "visite médicale"
Sa photo d’immatriculation à Auschwitz a été retrouvée (2) parmi celles que des membres de la Résistance intérieure du camp avaient camouflées pour les sauver de la destruction, ordonnée par les SS peu de temps avant l’évacuation d’Auschwitz.  Après l’enregistrement, il passe la nuit au Block 13 (les 1170 déportés du convoi y sont entassés dans deux pièces). 
Le 9 juillet tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau, situé à 4 km du camp principal. Le 13 juillet il est interrogé sur sa profession. Les spécialistes dont les SS ont besoin pour leurs ateliers sont sélectionnés et vont retourner à Auschwitz I (approximativement la moitié du convoi. Les autres, restent à Birkenau, employés au terrassement et à la construction des Blocks.
Aucun des documents sauvés de la destruction ordonnée par les SS peu de temps avant l’évacuation d’Auschwitz, ne nous permet de savoir dans quel camp il est affecté à cette date.
Emile Bureau meurt à Auschwitz le 21 septembre 1942 d’après le certificat de décès établi au camp d’Auschwitz (in Death Books from Auschwitz Tome 2 page 149 et le site internet © Mémorial et Musée d’Etat d’Auschwitz-Birkenau) où il est mentionné avec ses dates et lieux de naissance et de décès, et avec l’indication « Katolisch » (catholique).
Ce certificat porte comme cause du décès « Herzschwäche » (insuffisance cardiaque). L’historienne polonaise Héléna Kubica explique comment les médecins du camp signaient en blanc des piles de certificats de décès avec «l’historique médicale et les causes fictives du décès de déportés tués par injection létale de phénol ou dans les chambres à gaz». Il convient de souligner que cent quarante-huit «45000» ont été déclarés décédés à l’état civil d’Auschwitz les 18, 19, 20 ou 21 septembre 1942, ainsi qu’un nombre important d’autres détenus du camp ont été enregistrés à ces mêmes dates. D’après les témoignages des rescapés, ils ont tous été gazés à la suite d’une vaste sélection interne des inaptes au travail, opérée dans les blocks d’infirmerie. Lire dans le blog : Des causes de décès fictives.
Selon Henri Peiffer, Emile Bureau était atteint du typhus, maladie qui fit des ravages dans le camp et qui fut à l’origine de nombreuses « sélections » pour la chambre à gaz.
Un arrêté ministériel du 30 septembre 1987 paru au Journal Officiel du 3 novembre 1987 porte apposition de la mention «Mort en déportation» sur les actes et jugements déclaratifs de décès d’Emile Bureau, reprenant la date officielle de décès.
Son fils Pierre sera réalisateur de télévision dans les années 1970 (il tourne des téléfilms adaptés d'œuvres littéraires, comme Le fauteuil hanté (1970), Le nez d'un notaire (1972), et des séries comme Permis de construire (1985) et La guerre des femmes (1986). Il est pendant trente-cinq ans le compagnon d’Anne Delbée, comédienne et metteur en scène. Il meurt en 2004. Leur fille fut danseuse dans la compagnie de Maurice Béjart.
  • Note 1 : Emile Bureau retrouvera Charles Désirat au camp de Compiègne où celui-ci avait été transféré depuis la prison de Fresnes (il y purgeait une peine de 12 mois de prison après qu’il ait été arrêté après la manifestation du 13 janvier 1941 au métro Solférino). Charles Désirat avait été chargé par la direction clandestine du P.c. de reconstituer le Secours populaire dès 1940. ll fit partie de l’évasion par le tunnel creusé par les internés au camp de Compiègne dans la nuit du 21 au 22 juin 1942. Lire dans le blog 22 juin 1942 : évasion de 19 internés.
  • Note 2 : 522 photos d’immatriculation des « 45000 » à Auschwitz ont été retrouvées. A la Libération elles ont été conservées dans les archives du musée d’Auschwitz. Des tirages de ces photos ont été remis à André Montagne, vice-président de l'Amicale d'Auschwitz, qui me les a confiés. 
Sources Archives Jean Maitron
  • L’Humanité, 19 janvier 1924, 18 mars 1929 et 6 mai 1935.
  • Arch. Secrétariat d’État aux Anciens combattants et victimes de guerre.
  • Archives du Komintern, Moscou, RGASPI, 495 270 454 : Autobiographies des 24 juillet 1933 et 5 avril 1938.
Sources
  • Archives en ligne de Paris
  • Mairie du 18ème
  • Le Maitron, Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Claude Pennetier (dir), éditions de l’Atelier, CD-Rom édition 1997. Edition informatique 2013.
  • Carton Brigades Spéciales des Renseignements généraux (BS1), aux Archives de la Préfecture de police de Paris. Procès-verbaux des interrogatoires.
  • Death Books from Auschwitz (registres des morts d'Auschwitz), Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, 1995 (basé essentiellement sur les registres (incomplets) des certificats de décès établis au camp d’Auschwitz ayant enregistré, entre le 27 juillet 1941 et le 31 décembre 1943, le décès des détenus immatriculés).
  • Liste (incomplète) par matricule du convoi du 6 juillet 1942 établie en 1974 par les historiens du Musée d'Etat d'Auschwitz-Birkenau (Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (Ministère de la Défense, Caen) indiquant généralement la date de décès au camp.
  • Acte de décès (mairie du 18ème).
  • Témoignage d'Henri Peiffer, rescapé du convoi.
Biographie mise à jour en décembre 2013 à partir de la notice succincte que j’avais préparée à l'occasion du 60ème anniversaire du départ du convoi et publiée dans la brochure éditée par le Musée d’histoire vivante de Montreuil. Claudine Cardon-Hamet, docteur en Histoire, auteur des ouvrages : «Triangles rouges à Auschwitz, le convoi politique du 6 juillet 1942 » Editions Autrement, 2005 Paris et de Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des «45000», éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé). Prière de mentionner ces références (auteur et coordonnées du  blog) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette biographie. Pour la compléter ou la corriger, vous pouvez me faire un courriel à deportes.politiques.auschwitz@gmail.com. Pensez à indiquer les sources et éventuellement les documents dont vous disposez pour confirmer ces renseignements et illustrer cette biographie. 

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