L'histoire du convoi du 6 juillet 1942, écrite en 1994 par Claudine Cardon-Hamet dans le cadre d'une thèse de doctorat, prend
le relais des premières recherches menées entre 1970 et 1986 par Roger Arnould
déporté résistant et ancien documentaliste de la Fédération Nationale des Internés Résistants et Patriotes (FNDIRP)


LONGHI Pierre



Matricule « 45801 » à Auschwitz 

Pierre Longhi est né le 23 août 1909 à Corte (Corse). Il est domicilié à Montreuil (Seine / Seine-Saint-Denis) au 66 rue Edouard Vaillant au moment de son arrestation.
Il est le fils de Marie, Françoise Cristiani, ménagère, et d’Antoine Longhi, artisan-serrurier, son époux. Pierre Longhi fréquente l’école primaire de Chatellux-sur-Cure (Yonne), près d’Avallon. Il y obtient le certificat d’études primaires à treize ans. Il a un frère, Jean (1).
Lorsque son père trouve un travail d’ajusteur chez Pinchart-Deny frères (perforation de métaux, découpage, emboutissage) à Montreuil, la famille s’y établit, rue Danton.
Pierre Longhi travaille dans diverses entreprises des 12ème et 20ème arrondissements  de Paris, avant d’entrer comme ajusteur-mécanicien à la Cartoucherie de Vincennes (Paris 12ème) qui employait alors 800 ouvriers (cette usine militaire regroupe des ateliers pyrotechniques).
« A l’occasion des manifestations en faveur de Sacco et Vanzetti, "enthousiasmé par les formations des Jeunes gardes anti-fascistes", comme par le travail de la cellule communiste de la maison Bardet, Pierre Longhi adhère en août 1927 aux Jeunesses communistes et au Parti communiste et milite au sous-rayon de Vincennes avec René Humberdot » (Le Maitron). 
En 1929, Pierre Longhi est secrétaire-archiviste de la Fédération nationale du syndicat CGTU du personnel civil des Etablissements de l'Etat et secrétaire adjoint de cette fédération en 1932. Il collabore à la « Tribune fédérale » de la fédération unitaire du personnel civil des Établissement militaires, affiliée à la CGTU puis à la CGT après la réunification syndicale en 1936. Il est alors proche de Pierre Dadot, secrétaire fédéral, qui est le secrétaire permanent de cette fédération depuis 1927. Il devient aussi le secrétaire du 3ème rayon de la 4ème entente des Jeunesses communistes en 1929, .
Le 24 mars 1929, la police l’appréhende - comme les 128 autres congressistes - de la conférence communiste de la Région parisienne, salle Reflut à Clichy (2).
Il siège au bureau régional est-parisien.
En janvier 1933, Pierre Longhi est proposé pour être envoyé à Moscou suivre les cours de l’École léniniste internationale. Fernand Soupé soutient cette perspective : "Le camarade Longhy (sic) est de l’ensemble des militants de notre région un de ceux qui a certainement les plus grandes facilités d’assimiler les problèmes essentiels qui se posent devant un militant. Il possède une grande facilité d’expression et a une façon tout à fait populaire de poser les questions à la masse. A l’heure actuelle ce camarade a un travail plus orienté vers le mouvement syndical, il est un responsable de la fédération des EM [Établissements militaires]". Pierre Longhi  répond : "Pour des raisons particulières il m’est impossible d’accepter la mission dont tu voulais me charger". Soupé écrivit à Albert Vassart le 30 janvier 1933, "je crois que nous devons discuter de la façon la plus sérieuse avec ce camarade" (Le Maitron).
Rien n'y fait. Pierre Longhi devient permanent politique en 1935.
La foule à Montreuil le 12 mai 1935
Candidat sur la liste du Parti communiste lors des élections municipales du 12 mai 1935, il est élu 7ème sur 36. Il n’a que vingt-six ans lorsque il devient 4ème adjoint au maire de Montreuil-sous-Bois, Fernand Soupé.
Pierre Longhi est élu conseiller général de la 2ème circonscription de Montreuil (la ville a obtenu un deuxième siège, compte tenu de l’augmentation de la population) le 26 mai 1935. Il frôle la majorité absolue au premier tour, et il écrase le candidat des droites, Anne, au second tour. Il est le benjamin du Conseil général.
Un numéro spécial gratuit de la « Voix de l’Est » de septembre 1935 publie en « une » sa photo et celle de 6 autres conseillers communistes élus en mai.
Parallèlement, il devient en 1936 secrétaire de la Région communiste Paris-Est et conserve cette responsabilité en 1937.
Le 30 janvier 1937, « Pierre Longhi épouse à Romainville Emilienne, Jeanne Lebreton, née le 3 mars 1911 au Havre. Coiffeuse, militante communiste, elle était divorcée de Paul Lallemand depuis octobre 1935. Le couple aura une fille, Andrée, Anne-Pierre » (Le Maitron). Son épouse avait deux filles d'un premier mariage (Paulette et Colette Lallemand).
Avec Jacques Duclos
Pierre Longhi les adopte. Jacques Duclos qui habite Montreuil connaît bien le couple. Pierre Longhi est ici photographié aux côtés du dirigeant communiste.
Avec la signature du Pacte germano-soviétique, Pierre Longhi prend ses distances avec le Parti communiste et cesse toute activité politique. Mais il ne "manifeste pas publiquement son désaccord avec le Parti communiste"(Le Maitron). 
Le Figaro du 20 janvier 40
Il est déchu en tant que communiste de ses mandats de conseiller général et d’élu municipal le 21 janvier 1940.
Après sa démobilisation, il reprend son travail à la Cartoucherie de Vincennes où travaille également Georges Brumm qui sera lui aussi déporté à Auschwitz dans le même convoi. 
Dans sa notice biographique consacrée à Pierre Longhi, Claude Pennetier conclut après analyse de plusieurs sources : « Il semble qu’il n’ait pas accepté le tournant politique qui suivit le Pacte germano-soviétique, ni la politique du parti communiste en juin 1940, et qu’il se trouva coupé du Parti communiste à Montreuil. Mais, attaché à la ligne antifasciste et hostile à l’occupation allemande, il trouva lui-même le chemin de la Résistance en banlieue Est et dans la Nièvre, sans doute par son frère »(Le Maitron)D'après sa fille, Andrée, Anne-Pierre Longhi, ses désaccords avec le Parti communiste remontent effectivement au moment du Pacte germano-soviétique. 
Selon le témoignage de son épouse, Emilienne, au moment de son arrestation « il revenait de faire une liaison dans la Nièvre et devait repartir deux jours plus tard après pour rester en province, mais il n’en a pas eu le temps. La Gestapo est venu le chercher le lendemain matin ». (Il s'agit plus vraisemblablement de soldats allemands).
Le 20 mai 1941, le commissaire de police de Montreuil note : « Pendant un certain temps, il n’aurait plus eu aucune liaison avec le Parti communiste et passait auprès des militants de ce parti pour un renégat. D’après les derniers renseignements recueillis, il aurait repris une certaine activité dans le Parti, mais il n’a pas été possible d’obtenir confirmation de ces renseignements».
Pierre Longhi est arrêté le 28  avril 1942. Ce jour là, une rafle est effectuée par l’occupant dans tout le département de la Seine. Lire dans le blog La politique allemande des otages (août 1941-octobre 1942). Suivant cette politique des otages, les autorités d’occupation ordonnent l’exécution d’otages déjà internés et arrêtent 387 militants, dont la plupart avaient déjà été arrêtés une première fois par la police française pour « activité communiste » depuis l’armistice et libérés à l’expiration de leur peine. Les autres sont connus ou suspectés par les services de police. Il s’agit de représailles ordonnées à la suite d’une série d’attentats à Paris (le 20 avril un soldat de première classe est abattu au métro Molitor, deux soldats dans un autobus parisien, le 22 avril un militaire est blessé à Malakoff).
Pierre Longhi est interné le même jour au camp allemand de Compiègne (Frontstalag 122), où il reçoit le numéro matricule « 4209 ».
Depuis ce camp de Compiègne, il est déporté le 6 juillet 1942 à destination d’Auschwitz. Pour comprendre la politique de l’Occupant qui mène à leur déportation, voir les deux articles du blog : La politique allemande des otages (août 1941-octobre 1942)  et «une déportation d’otages».
Sa fille témoigne que « pendant le trajet, il a réussi à nous faire parvenir une lettre, écrite au crayon, transmise par un cheminot ». Son épouse se replie à Avallon. Elle habite alors au 4 ruelle de la Tour du Magasin. Elle est agent de liaison au maquis "Camille" auquel appartient son beau-frère Jean Longhi.

Les wagons de la Déportation
Pierre Longhi est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des «45000». Le convoi qui emporte Pierre Longhi vers Auschwitz est un convoi d’otages composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d’une cinquantaine d’otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à Auschwitz) faisait partie des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les Judéo-bolcheviks responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941. Lire dans le blog le récit des deux jours du transport : Compiègne-Auschwitz : 6, 7, 8 juillet 1942.
Pierre Longhi est enregistré à son arrivée à Auschwitz, le 8 juillet 1942 sous le numéro «45801» selon la liste par matricules du convoi établie en 1974 par les historiens polonais du Musée d'Etat d'Auschwitz. Lire dans le blog le récit de leur premier jour à Auschwitz : L'arrivée au camp principal, 8 juillet 1942. et 8 juillet 1942 : Tonte, désinfection, paquetage, "visite médicale"
Sa photo d’immatriculation à Auschwitz n’a pas été retrouvée parmi celles que des membres de la Résistance intérieure du camp avaient camouflées pour les sauver de la destruction, ordonnée par les SS peu de temps avant l’évacuation d’Auschwitz. 
Après l’enregistrement, il passe la nuit au Block 13 (les 1170 déportés du convoi y sont entassés dans deux pièces). Le 9 juillet tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau, situé à 4 km du camp principal. Le 13 juillet il est interrogé sur sa profession. Les spécialistes dont les SS ont besoin pour leurs ateliers sont sélectionnés et vont retourner au camp principal, appelé par la suite Auschwitz-I, (approximativement la moitié du convoi. Les autres, restent à Birkenau, employés au terrassement et à la construction des Blocks.
Au camp principal, il est affecté au Block 22 avec Gabriel Lejard, un des rescapés du convoi qui a évoqué sa fin tragique." Affecté à un Block (dirigé par des ] tueurs, je me retrouve au Block 22 avec mon ami Charton et un parisien que nous ne connaissons pas. Nous bavardons et nous faisons connaissance avec Pierre Longhi. Mais il était en très mauvais état et [avait] le moral à zéro. Nous savions qu’il ne sortirait pas vivant de ce lieu. Il pleurait beaucoup. Il fallait le consoler. C'est là qu'il m'a dit : " Je vais mourir déshonoré car j'ai été exclu du Parti".  Les raisons je les ignore [à l'heure d'aujourd'hui] mais peut-être m'en a-t-il parlé. Je ne peux pas être affirmatif. Nous étions durs pour ceux qui avaient flanché. Mais les.nazis ne faisaient pas de détail. J'en ai connu qui n'étaient pas communistes et qui n'avaient rien fait et qui sont morts tout de même. Nous n'en avons pas tenu compte et nous l'avons consolé et [lui] avons apporté pour le mieux un réconfort fraternel. [...]. Je peux vous affirmer qu'il n’a pas souffert longtemps. Fin juillet, il était pris dans une sélection et envoyé à la chambre à gaz ». 
Pierre Longhi meurt le 24 août 1942 à Auschwitz d’après le certificat de décès établi au camp d’Auschwitz (in Death Books from Auschwitz Tome 2 page 739 et le site internet © Mémorial et Musée d’Etat d’Auschwitz-Birkenau) où il y est indiqué avec ses dates et lieux de naissance et de décès.
Un arrêté ministériel du 5 août 2008, paru au Journal Officiel du 8 août 2008, porte apposition de la mention «Mort en déportation» sur ses actes et jugements déclaratifs de décès. Mais cet acte porte une date erronée « décédé le 31 juillet 1942 à Auschwitz (Pologne) ». Dans les années d'après-guerre, l’état civil français a fixé des dates de décès fictives (le 1er, 15 ou 30, 31 d'un mois estimé) à partir des témoignages de rescapés (ici celui de Gaby Lejard), afin de donner accès aux titres et pensions aux familles des déportés. Il serait souhaitable que le ministère prenne désormais en compte, par un nouvel arrêté, les archives du camp d’Auschwitz emportées par les Soviétiques en 1945, et qui sont accessibles depuis 1995 et consultables sur le site internet du © Mémorial et Musée d’Etat d’Auschwitz-Birkenau Voir l’article : Les dates de décès des "45000" à Auschwitz.
Sa famille tente de le faire homologuer comme "Déporté résistant" et fournit une attestation du chef du "réseau Camille" témoignant qu’il a effectué des missions en province et été traqué par la Gestapo. Un rapport des RG mentionne qu’il a été exclu du P.C (ce que Emilienne, Jeanne Longhi a toujours contesté). Il est homologué au grade de sergent au titre de la Résistance intérieure française le 23 avril 1949. Il est homologué « Déporté politique » en 1956 et déclaré « Mort pour la France ».
Sa mémoire est honorée publiquement le 11 novembre 1945 à Montreuil. Une cellule du PCF à la cartoucherie de Vincennes porte son nom. Son nom figure sur la plaque commémorative apposée rue Victor Hugo à Montreuil intitulée "Honneur aux communistes de Montreuil tombés pour une France libre forte et heureuse".
Mais à partir de 1946, la direction du Parti communiste décide qu'il ne sera plus honoré, vraisemblablement à cause de ses prises de distance en 1939 et 1940 vis à vis de la politique conduite par la direction clandestine.
Jacques Duclos écrit à son épouse qui l'a sollicité, qu’il a conservé toute son estime à son mari, mais qu’il ne peut rien faire concernant l'attitude de défiance de la direction communiste à son égard. Le Maitron fait mention d'une lettre de Léon Mauvais d'avril 1946 à Jeanne Longhi : "Nous t’indiquons qu’il n’y a pas lieu de changer l’attitude que le Parti a eue jusqu’à présent"). 
Jeanne Longhi continue de multiplier ses interventions, pour que son mari soit honoré, en particulier auprès du maire de Montreuil. Le 28 mai 1980, Marcel Dufriche, communiste, ancien résistant,  lui répond :

Lettre du Maire de Montreuil en 1980
« Cabinet du Maire / le 27 Mai 1980. 
A Madame Veuve Longhi.
Madame, Je vous remercie de votre lettre du 16 mai dernier et vous précise d’emblée que dans mon discours du 20 mai à l’occasion du 45ème anniversaire de la municipalité, j’ai mis en bonne place le nom de Pierre Longhi. Je n’ai jamais pu savoir pourquoi pendant toute une période le souvenir de votre mari, notre camarade, n'a pas été évoqué, comme il aurait dû l’être.
Aujourd’hui, je peux vous assurer que nous l’associons pleinement quand nous rendons hommage aux communistes qui ont ont fait le sacrifice de leur vie pour la France. Et ce n’est pas à la rue Tampon que nous donnerons le nom de P. Longhi mais à une voie qui desservira la nouvelle cité qui se construit en plein centre-ville, rues Galliéni et Stalingrad. Je vous prie d’agréer Madame, mes sentiments dévoués. Le Maire, Marcel Dufriche ».
Cette annonce n’est pas suivie d'effet. En mars 1984, Jean-Pierre Brard remplace Marcel Dufriche à la première magistrature municipale et le projet n'est pas repris.
En 2013, sur proposition de Catherine Vieu-Charier, élue communiste de Paris, adjointe au Maire de Paris chargée de la mémoire et du monde combattant (Mandature 2008-2014), au nom de la 9ème Commission, le Conseil de Paris ajoute le nom de Pierre Longhi et de Gorges Le Bigot (tous deux conseillers généraux de la Seine) sur la plaque commémorative qui rappelait la mémoire de huit élus morts pour la France durant la dernière guerre : cinq conseillers municipaux de Paris et trois conseillers généraux de la Seine. Deux biographies succinctes de Georges Le Bigot et Pierre Longhi sont intégrées au projet de résolution.
Cette proposition de Mme Vieu-Charier fait suite à un colloque historique organisé par la Ville de Paris dans l’hémicycle, au cours duquel des historiens fait remarquer que deux élus, également morts pour la France, ne figuraient pas sur la plaque. « Afin de leur rendre hommage, il est proposé d’ajouter les noms de ces deux conseillers sur la plaque commémorative apposée dans la salle du Conseil de Paris » face à la tribune..  Cette proposition est approuvée lors de la délibération du septembre 2013. (voir la note 4).
  • Note 1 : Jean Longhi, combattant en Espagne au sein des brigades internationales, responsable communiste, résistant dirige le maquis Camille du Morvan (commandant Grandjean).
  • Note 2 : Lors des cette conférence communiste de la Région parisienne, la police interpelle un « délégué étranger » malgré une bagarre avec des congressistes. À la fin de la réunion des militants narguent les inspecteurs : une seconde bagarre éclate entraînant la blessure grave d’un policier (l’agent Resclon, frappé avec des manches de pioche, meurt dans les jours qui suivent). La police entre alors en force dans la salle et arrête les cent vingt-neuf délégués. 
  • Note 3 : Fernand Brinon (dit marquis de Brinon) représente le gouvernement français auprès du Haut-Commandement allemand dans le Paris de l’Occupation. Il est nommé le 5 novembre 1940 ambassadeur de France auprès des Allemands, puis le 17 novembre suivant «délégué général du gouvernement français dans les territoires occupés». Il a été le destinataire des démarches des familles de « 45000 » qui cherchent à obtenir des informations sur le sort de leur déporté.
  • Note 4  Le texte de la délibération de septembre 2013 indique : « Article 1 : Est approuvée la proposition de M. le Maire de Paris d’ajouter les noms de deux conseillers généraux sur la plaque commémorative en hommage aux élus morts pour la France salle du Conseil de Paris à Paris 4e. Article 2 : Le texte de la plaque est complété par les noms des deux conseillers généraux : « Georges Le Bigot et Pierre Longhi ».
Sources
  • FNDIRP de Montreuil (lettre du 23 avril 1988).
  • Lettre et témoignage de Gabriel Lejard (cassette audio et lettre du 17 mai 1988).
  • Lettre de sa fille Andrée, Anne-Pierre Lasterrades-Latestère (8 juillet 2005) et mail du 15 mai 2015 contestant la citation de Gabriel Lejard.
  • Le « Maitron », Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, tome 35, page 38 et note concernant Maurice Ancelle à propos des incidents à Clichy.
  • Délibéré du 1er février 1940 du conseil de préfecture du département de la Seine.
  • Fichier national du Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (BAVCC), Ministère de la Défense, Caen. Fiche individuelle consultée en octobre 1993.
  • Liste (incomplète) par matricule du convoi du 6 juillet 1942 établie en 1974 par les historiens du Musée d'Etat d'Auschwitz-Birkenau (Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (Ministère de la Défense, Caen) indiquant généralement la date de décès au camp.
  • Death Books from Auschwitz (registres des morts d'Auschwitz), Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, 1995 (basé essentiellement sur les registres (incomplets) des certificats de décès établis au camp d’Auschwitz ayant enregistré, entre le 27 juillet 1941 et le 31 décembre 1943, le décès des détenus immatriculés).
  • Photo in collection du Musée de l’Histoire vivante. Montreuil.
  • Médaillon photo in Mémorial Genweb.
  • Dessin de Franz Reisz, in "Témoignages sur Auschwitz", ed. Amicale des déportés d'Auschwitz.
  • Lettre de Marcel Dufriche à Madame Jeanne Longhi (1980).
  • Délibération du Conseil de Paris, DAC 2013.
Biographie mise à jour en juillet 2013 et juin 2015 à partir de la note succincte que j’avais préparée à l'occasion du 60ème anniversaire du départ du convoi publiée dans la brochure éditée par le Musée d’histoire vivante de Montreuil). Claudine Cardon-Hamet, docteur en Histoire, auteur des ouvrages : «Triangles rouges à Auschwitz, le convoi politique du 6 juillet 1942 » Editions Autrement, 2005 Paris et de Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des «45000», éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé). Prière de mentionner ces références (auteur et coordonnées du  blog) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette biographie. Pour la compléter ou la corriger, vous pouvez me faire un courriel à deportes.politiques.auschwitz@gmail.com Pensez à indiquer les sources et éventuellement les documents dont vous disposez pour confirmer ces renseignements et illustrer cette biographie. 

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