L'histoire du convoi du 6 juillet 1942, écrite en 1994 par Claudine Cardon-Hamet dans le cadre d'une thèse de doctorat, prend
le relais des premières recherches menées entre 1970 et 1986 par Roger Arnould
déporté résistant et ancien documentaliste de la Fédération Nationale des Internés Résistants et Patriotes (FNDIRP)


ANTONINI Alexandre


Alexandre Antonini, avant octobre 1927
Matricule 45174 à Auschwitz

Alexandre Antonini est né le 27 juillet 1894 à Ajaccio (Corse). Il est le fils de Marie, Sagra, Peritti, 21 ans, sans profession et d'Antonin, Jacob Antonini, 27 ans, marchand de Bois, son époux.
Il est officiellement domicilié au moment de son arrestation au 4 rue du Réservoir à Clichy-la-Garenne (ancien département de la Seine, aujourd’hui Hauts-de-Seine).
Au moment de la déclaration de guerre, il habite Marseille, chez ses parents. Son père est devenu cheminot, employé du PLM.
Alexandre Antonini est mobilisé le 27 octobre 1914 dans les Bouches du Rhône. Au moment de son incorporation, il déclare la profession de dessinateur. Son registre matricule militaire indique : cheveux et yeux châtains, taille 1m 64. Il a un niveau d’instruction « n°3 » pour l’armée (sait lire, écrire et compter, instruction primaire développée).
Alexandre Antonini, dirigé sur le dépôt d’Infanterie 154, est incorporé au 133ème Régiment d’Infanterie le 17 décembre 1914. Il y est à l’instruction jusqu’au 12 mai 1915. Il est « aux armées » (i.e. zone du front) avec le 86ème RI du 13 mai 1915 au 14 avril 1916. Il est blessé à l'oeil. A cette date il passe en commission de réforme à Nancy pour de graves problèmes de vue (lourd strabisme - 1/40 à l’œil gauche - doublé d’astigmatisme, amblyopie). Il est alors classé « service auxiliaire » le 27 avril 1916. 
Médaille de la Victoire
Compte tenu de sa profession de dessinateur, il est détaché à l’usine de construction mécanique Delachaux à Saint Ouen, au 32 quai de Seine. En juillet 1917, son changement d’affectation militaire (il « passe » à la 24ème section et au 80ème RI le 28 décembre 1917) entraîne un changement d’affectation pour son « service auxiliaire » : Alexandre Antonini est détaché à l’usine Renault de Billancourt à cette date. Il habite depuis 1917 au 7 rue Souchal à Clichy-la-Garenne selon les Renseignements généraux : "une chambre d'un loyer annuel de 200 F. Il vit maritalement avec Madeleine Passemart, 34 ans (sa belle-sœur) ouvrière aux établissements Williams et Compagnie, 88 rue Martre à Clichy fabrique de boites métalliques)". Puis il « passe » au 21 Régiment d’Infanterie coloniale et est alors muté à l’usine Soyez à Blangy-sur-Bresle le 9 avril 1918. Puis à l’usine Fleury à Choisy-le-Roy.
Il est placé en congé illimité pour l’armée le 30 mars 1919. Il est titulaire de la Médaille de la Victoire et de la Médaille Commémorative. 
Pour les Renseignements généraux "Il a été réformé n° 1 pour blessure, avec une pension correspondant à 60 % d'invalidité "(rapport des RG novembre 1921). "Retiré" à Clichy au 7 rue Souchal, certificat de bonne conduite accordé, Alexandre Antonini est embauché comme comptable dans une entreprise de commerce de la capitale. Mutilé de guerre pensionné à 45 % (et non à 60 % comme l'écrivent les RG), il est trésorier de la Fédération ouvrière et paysanne des Mutilés, veuves et orphelins de la guerre (en 1927, il est encore à la tête de la section de Clichy de cette organisation). Une lettre de dénonciation reçue par le Préfet en 1926 prétend remettre en cause la blessure de guerre d'Antonini, "de nationalité corse et de la bande communiste de Clichy", arguant qu'il "louchait déjà avant-guerre". Le dénonciateur, un forain habitant 2 rue Souchal, n'ayant pu être entendu, il n'y a aucune suite policière. Ajoutons que le registre matricule militaire d'Alexandre Antonini ne fait pas état de strabisme dans le cadre des "renseignements physionomique complémentaires" qui aurait dû être constaté lors du conseil de révision.  
Alexandre Antonini adhère à la "chambre syndicale des comptables et teneurs de livres et employés aux écritures de la région parisienne". Il est élu membre de la Commission administrative de cette chambre syndicale le 15 juin 1919. 
Il est également devenu membre de l'ARAC (Association républicaine des anciens combattants, fondée en 1917 par Henri Barbusse, Paul Vaillant-Couturier, Raymond Lefèvre...).
Alexandre Antonini adhère au Parti communiste en 1920 à Clichy. « Attiré surtout par le rayonnement de la révolution Russe. A cette époque (1920) il y avait à la section de Clichy une majorité contre l’adhésion à la IIIème Internationale. En tant que militants syndicalistes nous connaissions ces discussions, c’est alors qu’avec un groupe de jeunes revenus des tranchées nous avons décidé d’entrer à la section de Clichy pour combattre ceux qui attaquaient la révolution Russe » (autobiographie de 1938, dossier du Komintern, in Le Maitron). Il présente une causerie sur le communisme et la prise du pouvoir le 26 avril 1921, à la Bourse du travail de Clichy, 60 rue de Paris. Il est membre de la commission des statuts de la section communiste de Clichy, selon les Renseignements généraux. 
1921. Rapport des RG (PPP)
Il est arrêté en 1921 pour apposition d'affiches antimilitaristes. 
Dès novembre 1921 ses activités militantes sont étroitement surveillées par la police, ainsi qu'en fait preuve un rapport du chef du service des Renseignements généraux au Préfet de Police de Paris (documents recueillis par M. Paul Filippi à la Préfecture de police de Paris). Les RG mentionnent que "les renseignement recueillis sur sa conduite et sa moralité sont favorables".
En 1922, il entre comme comptable à la société d'assurance (l'Union) de la capitale. 
Après s'être présenté sans succès aux élections municipales de février 1921 sur la liste communiste, Alexandre Antonini est élu le 3 février 1923 conseiller municipal sur la liste du Bloc Ouvrier et Paysan.
Il se marie le 28 juillet 1925 à Clichy avec Marie-Madeleine Passemart 36 ans, mécanicienne aux établissements Williams et Compagnie, née à Drugeac (Corèze), qui milite au Comité mondial des femmes. Ils ont un enfant.
Il milite également dans le 18ème arrondissement de Paris et devient membre de la commission technique coopérative centrale du Parti communiste dirigée par Paquereaux (dès 1923, il est trésorier fédéral de la Fédération ouvrière et paysanne).
Il est secrétaire de la cellule de la coopérative "la Fraternelle" et devient, dès 1925, trésorier du 18ème Rayon. 
Secrétaire de la Section du Parti communiste de Clichy, il participe à ce titre activement au IVème congrès du jeune Parti communiste, qui se tient à Clichy du 17 au 21 janvier 1925.
Reclassé dans la réserve militaire au titre du service auxiliaire, Alexandre Antonini passe en commission de réforme militaire le 2 août 1927, qui confirme son affectation en tant que réserviste.
Délégué au congrès de la Fédération Unitaire des syndicats des Employés de France et des colonies, les 14 et 15 août à Lyon, il est élu membre de la Commission administrative de la Fédération.
Il effectue un voyage en URSS en novembre 1927 délégué (avec 5 autres militants dont l'avocat Jacques Sadoul) par le Parti communiste au sein d'une délégation des Coopératives à l'occasion des fêtes du 10ème anniversaire de la Révolution. Rentré à Paris le 21 novembre, il en fait des compte-rendu : le 7 décembre, lors d’une réunion publique organisée par l’union nationale des coopératives à la salle des conférences rue Reflut à Clichy, le 29 décembre 1927 lors d'une réunion organisée par la Fédération Unitaire des Employés de la région parisienne, 8 rue Mathurin Moreau (doc. 264.823, Préfecture PP), le 26 janvier 1928 à Clichy, salle Reflut, devant 200 personnes (doc. 264.822, Préfecture PP)
Photo d’Alexandre Antonini 
dans son dossier du Komintern, 1938
in Le Maitron
Alexandre Antonini est élu conseiller municipal de Clichy le 5 mai 1925 et le 5 mai 1929.
Sortie de Fresnes
Le 14 mai 1930, il est arrêté par la police "en accord avec le maire Auffray" écrit l'Humanité, alors qu'il essayait avec d'autres militants de participer à une réunion organisée salle Reflut par les pupistes (le PUP, Parti d'unité prolétarienne créé en 1930 par fusion de deux petits partis politiques, scissions du PCF, situés entre le Parti communiste et la SFIO).
Le 19 août, une réunion est organisée à Clichy, l'occasion de sa libération par le secours Rouge International. Au cours de celle-ci il est chaleureusement ovationné, aux cris de "libérez Marty, libérez les prisonniers politiques (doc. 864.263,  Préfecture PP).
Secrétaire de la section du Parti communiste, il est au cœur de la bataille contre la scission du maire Auffray, accompagné de 24 conseillers dissidents : il organise la réunion de 400 militants clichois en présence du député Marcel Cachin le 4 mars 1930 (doc 264.823, Préfecture PP).
Le 29 mai 1930 à la Fête de Clichy, René Loncle (1), un autre conseiller municipal communiste de Clichy est arrêté pour distribution de tracts demandant la libération « de Marty et Antonini » et « contre la répression des travailleurs indochinois »..
Alexandre Antonini est révoqué de son mandat de conseiller municipal le 11 mars 1931 par le Préfet de la seine au motif de cette condamnation.
En janvier 1933, la Sûreté générale mentionne qu'il travaille comme aide comptable à la direction commerciale et financière de la représentation commerciale de l'URSS, 25 rue de la Ville Levêque (Paris 8ème).
Candidat aux élections cantonales, le 26 mai 1935, il échoue au premier tour (2488 voix), mais recueille 2769 voix au second, alors qu'il n'est plus candidat.
"La majorité du conseil dirigé par Charles Auffray avait quitté le Parti communiste en 1929, participé à la fondation du Parti d’unité prolétarienne en 1930 et conservé le contrôle de la municipalité en mai 1935. Le Parti communiste fit d’Antonini son porte-drapeau aux élections du conseil général de la Seine, le 26 mai 1935 (…). Sur 9532 suffrages exprimés, il recueillit 2488 voix contre 3162 à Maurice Naile (PUP), 1110 à Moulinaud (« réactionnaire »), 927 à Kléber Nortier dissident du PUP, 803 à Travanac, Parti Camille Pelletan, 630 à Jean Itard (SFIO), 313 à Pecquignot (Socialiste de France). Alexandre Antonini qui avait initialement maintenu sa candidature se retire sur « injonction du Bureau politique pour la nécessité d’un front de plus en plus total contre le fascisme » (note 264.823 des RG) « pour le second tour (2 juin 1935). Maurice Naile fut élu avec 4 443 voix mais, fait surprenant, Antonini « non candidat » recueillait 2769 voix selon l’Humanité et les services du conseil général" (Le Maitron). 
Le 28 septembre 1938 il habite au 4 rue du Réservoir à Clichy.
Le pavillon de Villeparisis et la note à l'IGS
Selon une note envoyée par l’inspecteur de police mobile « M…. » à l’Inspection générale des services le 6 juin 1940 (n° 264.823 Préfecture PP), Alexandre Antonini est propriétaire d’un pavillon, 51 boulevard de l’Ourcq à Villeparisis, où selon une enquête menée à titre personnel par un fonctionnaire de police, il recevrait « des membres de l’ex-Parti communiste, en particulier Jacques Duclos et Maurice Thorez ». Cette note, rédigée avant l’arrestation d’Alexandre Antonini ne semble pas avoir eu de suite. On peut simplement y apporter quelques éléments de réflexion (2).  
Le 23 mars 1940, Alexandre Antonini est mobilisé. Il est affecté au dépôt de guerre 154 où il arrive le 25 mars, puis le 1er mai 1940 au dépôt d’Artillerie 15 (une poudrière dit Marie Antonini) à Nîmes. Il y est démobilisé le 19 juillet 1940.
Liste de militants Clichois à arrêter.
Constant Launay sera déporté avec lui à Auschwitz.
Joseph Berthucat est déporté à Sachsenhausen .

Liste d'internement à Aincourt
Militant clandestin du Parti communiste après son interdiction le 28 septembre 1939 (les RG mentionnent : "connu comme un meneur très actif" "s'était signalé depuis le début des hostilités pour son activité clandestine"), il est arrêté le 6 décembre 1940 à Clichy, par la police française pour "reconstitution de ligue dissoute" (décret du 18 novembre 1939) : il s’agit d’une rafle qui concerne 69 militants du département de la Seine. 
Le même jour, il est interné au camp de « séjour surveillé » d’Aincourt, près de Mantes (Yvelines) ouvert spécialement, en octobre 1940, pour y enfermer les communistes arrêtés dans la région parisienne sur ordre du gouvernement de Vichy. 
Information des RG concernant Alexandre Antonini au directeur d'Aincourt
Les Renseignements généraux font parvenir au directeur du camp d'Aincourt une liste comportant les motifs des internements administratifs. Pour Alexandre Antonini on peut lire "Meneur communiste très actif". 
Le 3 janvier 1941, Marie Antonini sollicite une autorisation de visite au camp d’Aincourt, où son mari est interné (doc 264.623 Préfecture PP). Elle y mentionne le fait que le fils d’Alexandre Antonini n’a pas été autorisé à voir son père à Aincourt et que cela lui semble une intolérable brimade pour ces deux hommes qui ont fait leur devoir pendant les deux guerres. La réponse donnée au commissaire de circonscription de Clichy afin qu’il la fasse connaître à Mme Antonini est négative, s’appuyant sur le règlement intérieur du CSS.
Le 6 septembre 1941, Alexandre Antonini fait partie des 150 détenus d’Aincourt (dont 106 de la Seine) transférés au “centre de séjour surveillé” de Rouillé, au sud-ouest de Poitiers (Vienne), pour l’ouverture de celui-ci. Le 22 mai 1942, il est remis avec 147 autres détenus aux autorités allemandes. Celles-ci l’internent au camp de Royallieu à Compiègne, en vue de sa déportation comme otage.
Cf Article du blog : Les wagons de la Déportation
Alexandre Antonini est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 ». Ce convoi d’otages composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d’une cinquantaine d’otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à Auschwitz) faisait partie des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les « judéo-bolcheviks » responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941. Lire dans le blog le récit des deux jours du transport : Compiègne-Auschwitz : 6, 7, 8 juillet 1942.
René Petitjean, seul rescapé clichois décrit sa remarquable attitude pendant ces deux jours. Par son sang-froid et son humour, il rétablit le calme dans son wagon, où les Clichois se sont groupés autour de lui. 
Il est enregistré à son arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942 sous le numéro "45174".
Sa photo d’immatriculation à Auschwitz a été retrouvée parmi celles que des membres de la Résistance intérieure du camp avaient camouflées pour les sauver de la destruction, ordonnée par les SS peu de temps avant l’évacuation d’Auschwitz. Lire dans le blog le récit de leur premier jour à Auschwitz : L'arrivée au camp principal, 8 juillet 1942. et 8 juillet 1942 : Tonte, désinfection, paquetage, "visite médicale"
Alexandre Antonini meurt à Auschwitz, le 4 octobre 1942 selon les registres du camp.
Deux négatifs ont été superposés :
il s'agit  des visages d'Henri Aubry
et d'Alexandre Antonini. Mais on 

voit très nettement son strabisme
à l’œil gauche
Le titre de « déporté politique » lui a été attribué.
Plaque de la rue Antonini
Le 2 juillet 1957, le Conseil municipal de Clichy donne son nom à une rue de la commune (deux établissements scolaires y sont implantés).
Marie Antonini, sa veuve, est conseillère municipale de 1945 à 1947 (le Maire est Jean Mercier, PCF), puis de 1958 à 1959 (le Maire est Georges Levillain, SFIO).
  • Note 1 : René Charles Loncle est né à Paris 14ème le 19 août 1900. il habite à l’époque au 14 rue Simonneau, rue populaire qui fait le tour du terre-plein des « bains douches » de Clichy.
  • Note 2 : On sait que la direction du Parti communiste avait pris des dispositions pour assurer des "planques" aux dirigeants du parti après son interdiction le 26 septembre 1939. Alexandre Antonini a donc pu être un de ces militants surs. Il est effectivement propriétaire de ce pavillon au 51 rue de l'Ourcq, que sa veuve habitait encore en 1972, selon le témoignage de Mme Gezelle. Il connaît effectivement Jacques Duclos, qui est notamment venu le soutenir lors de sa candidature aux cantonales à Clichy en 1935, mais il n’est pas possible que celui-ci soit venu dans ce pavillon de Villeparisis avant le 16 juin 1940 (il s'est replié en Belgique entre début octobre 1939 et le 16 juin), date à laquelle Alexandre Antonini est mobilisé à Nîmes. Mais il a pu en avoir les clefs. Quant à Maurice Thorez c’est impossible qu'il y ait séjourné (mobilisé près d’Arras à la déclaration de guerre, il déserte le 3 octobre 1939 à la demande du Komintern et rejoint l’URSS, via la Belgique et la Suède). Rappelons qu’Alexandre Antonini est mobilisé à Nîmes en mars 1940 et démobilisé en juillet. En tout état de cause si ce pavillon a pu servir de planque pour des militants, il est peu vraisemblable qu’après l’arrestation d’Antonini, cela ait continué.
Sources
  • Photo d'Alexandre Antonini et témoignage de Mme Gezelle, une de ses amies, lettre à Roger Arnould, 13 novembre 1972. Une photo identique, avec le n° 29909 et la date du 26 octobre 1927 est conservée à la Préfecture de police.
  • Liste Mairie P.1. ­Liste XLI-42, N°2.
  • Témoignage de René Petitjean.
  • Death Books from Auschwitz, Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, 1995 (basé essentiellement sur les registres - incomplets – de l’état civil de la ville d’Auschwitz ayant enregistré, entre le 27 juillet 1941 et le 31 décembre 1943, le décès des détenus immatriculés).
  • Sa photographie d’immatriculation à Auschwitz a été reconnue par des rescapés lors de la séance d’identification organisée à l’Amicale d’Auschwitz le 10 avril 1948 (bulletin “Après Auschwitz”, n°21 de mai-juin 1948). Cependant, le négatif a été accidentellement utilisé pour réaliser deux clichés successifs, c’est pourquoi il présente deux visages superposés (l’autre visage est celui d’Henry Aubry, matricule 45183).
  • Archives de la Préfecture de police, Cartons occupation allemande, BA 2374. 
  • Registres matricules militaires des Bouches du Rhône, Cote IR 1378. 
  • Le Maitron, Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Claude Pennetier (dir), éditions de l’Atelier. T 17, page 188, CD-Rom édition 1997. Edition informatique 2015, notice Claude Pennetier.
  • Documents recueillis en 2015 à la Préfecture de police de Paris, par M. Paul Filippi, journaliste à FR3 Corse, dans le cadre de la préparation d'un film sur les "45.000" originaires de Corse.
Biographie rédigée en novembre 2005 (mise à jour en février 2016, à partir des nombreux documents communiqués par M. Paul Filippi) et juin 2016 par Claudine Cardon-Hamet (docteur en Histoire, auteur des ouvrages : Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé) et de Triangles rouges à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Autrement, Paris 2005) à l’occasion de l’exposition organisée par l’association « Mémoire vive » et la municipalité de Gennevilliers. Prière de mentionner ces références (auteur et coordonnées de ce blog) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette biographie.
Pour compléter ou corriger cette biographie, vous pouvez me faire un courriel à deportes.politiques.auschwitz@gmail.com Pensez à indiquer les sources et éventuellement les documents dont vous disposez pour confirmer ces renseignements et illustrer cette biographie.

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